
Prix Nobel de médecine 2026 : la lumière, un levier pour les thérapies de demain
L’attribution du prix Nobel de physiologie ou médecine 2026 à Karl Deisseroth, Peter Hegemann et Georg Nagel met en lumière le potentiel de la lumière pour contrôler des processus biologiques. Leurs découvertes sur les protéines photosensibles ont permis le développement de l’optogénétique, une technique qui utilise la lumière pour activer des cellules ciblées, notamment des neurones. Elle offre ainsi de nouvelles possibilités pour étudier le fonctionnement du cerveau et ouvre des perspectives en médecine.

De la compréhension du vivant aux applications thérapeutiques, les technologies fondées sur la lumière suscitent un intérêt croissant. En 2021, une étude publiée dans Nature Medicine a notamment apporté une première preuve de concept clinique de restauration partielle de la vision chez un patient atteint de rétinopathie pigmentaire avancée (maladie génétique dégénérative rare de l’œil qui provoque une destruction progressive des photorécepteurs de la rétine). L’approche associait une thérapie génique (technique médicale qui consiste à introduire du matériel génétique dans les cellules pour traiter une maladie en modifiant leur fonctionnement) à une stimulation lumineuse ciblée pour rendre certaines cellules de la rétine sensibles à la lumière.
Les recherches récompensées par le prix Nobel de médecine 2026 illustrent le potentiel des interactions entre lumière et systèmes biologiques. Elles soulignent l’intérêt de poursuivre les recherches sur la maîtrise de la lumière à différentes échelles, des mécanismes moléculaires aux réponses biologiques, pour ouvrir de nouvelles perspectives en santé et contribuer au développement des photothérapies de demain.
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